Hommage à Benalioua Mohamed
Posté par Rabah le 3 août 2008
…tu te remettais à rêver d’un rêve qui te tenait en haleine : l’organisation d’un mini festival à Sougueur !
In memoriam …l’artiste !
Que dire devant la mort ? Elle surprendra toujours !on l’appelle à tort ou à raison la grande faucheuse …dans ton cas, ce fut malheureusement vrai ! Mohamed, ton regard bleu limpide et ton cœur blanc nous manquent déjà !…Terriblement.
Enfants, adolescents, adultes,nous nous sommes épaulés dans la peine comme dans la joie ,dans nos légèretés comme dans nos certitudes ,nos idéaux mais …surtout dans notre ardeur commune :la musique ! Ta première guitare, je m’en rappelle, pour moi c’était l’une des sept merveilles du monde !…quant au piano de ton défunt père …une pièce exotique …inaccessible !
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Je revois tant de choses : tes dix ans …tes quinze ans …tes cinquante ans parsemés de mille et un souvenirs ,mille et un fou rire ,des centaines de soirées andalouses ,des dizaines de ramadhans…et « leilati el Kadri »et tu y étais toujours présent et assidu ,debout …veillant au grain …tes semis ont germé …El Amel vient de fêter ses trente ans : une association où coulent de source la sueur de ton corps et le son de ton cœur …tu lui as donné de bout en bout ta vie…d’artiste !
Notre dernière sortie sur Alger …la semaine culturelle de Tiaret…nous avons bien rigolé ,nous nous sommes encore inquiétés sur le devenir de l’association …de nouvelles perspectives…des projets pour les artistes en herbe …tu reverdissais …tu te remettais à rêver d’un rêve qui te tenait en haleine : l’organisation d’un mini festival à Sougueur ! « El Amel » reprenait espoir s’ouvrant vers de nouveaux horizons…Que de points de suspensions ! la vie se résumerait donc à ça …des moments en suspens qu’il faut happer en attendant d’aller dans « la maison éternelle »…Je te compte désormais -en la saluant bien bas -parmi toute cette armada « d’artisans de l’ombre »,ces amateurs de la joie qui ont su avec peu de choses et beaucoup de cœur graver en notre mémoire d’intarissables moments de félicité ! Ils nous ont appris à déceler la beauté en toute chose et d’apprécier ce que Dieu a insufflé en tous les hommes :leur propension à s’élever au rang d’artistes .pour nous avoir d’accéder à cette émulation ,je les glorifie en qualité de « chevalier de la culture ».(quelques -uns grossièrement …à titre posthume !).Ces cavaliers de l’art sans épée et sans chevaux ont mené de grandes batailles contre l’inertie et la léthargie.
Said Belfedhal.Echo de Tiaret page 08 n°25 semaine du 6 au 12 décembre 2007
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10 août 2008
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